Archives par mot-clé : Communication animale

Entretien avec une poule pondeuse

Les images de poules pondeuses entassées dans des hangars sordides font régulièrement le tour des médias, et malgré l’indignation qu’elles suscitent, la situation reste aujourd’hui la même pour 33 millions de poules en France, et des centaines de millions d’autres de par le monde. La vie d’une poule ne vaut souvent pas bien cher aux yeux des hommes, alors on détourne le regard. Pourtant, les poules sont capables de bien plus d’émotions qu’on veut bien l’admettre couramment, et sont, elles aussi, des « êtres sensibles ». C’est pourquoi nous voulions, via la communication animale, interroger une poule ayant subi une vie de pondeuse en élevage industriel. Voici son témoignage. Continuer la lecture de Entretien avec une poule pondeuse

A travers les yeux d’une vache laitière

Chaque année en France, les vaches laitières produisent pour notre plaisir quelques 24 milliards de litres de lait. Pour cela, 3,6 millions de vaches sont élevées dans nos campagnes, produisant chacune 6800 litres de lait par an en moyenne. Nous avions visité en 2013 une ferme produisant du St-Nectaire, le célèbre fromage auvergnat. C’était un élevage de taille familiale qui comptait une centaine de vaches. Nous avions pu visiter l’étable, qui était bien entretenue, et dans laquelle les vaches semblaient bien traitées. Nous étions en tout cas bien loin du modèle d’élevage industriel. Depuis, nous nous sommes formés à la communication animale et, conscients du fait qu’en regardant de plus près, la vie des vaches laitières est loin d’être si « acceptable » qu’on pourrait le penser, nous avons voulu interroger l’une des vaches de cet élevage pour recueillir son témoignage.
Nous vous proposons donc la retranscription de notre discussion pour vous faire passer de l’autre côté de la production du lait, en regardant le monde à travers les yeux de celles qui le produisent. Continuer la lecture de A travers les yeux d’une vache laitière

Le supplice du crabe

C’est rarement que l’on pense aux crustacés lorsqu’on aborde le sujet de la conscience ou de la lutte pour la protection animale. Pourtant la science le reconnait maintenant, ils sont eux aussi capables de ressentir la douleur et de souffrir. Pour autant on réserve souvent à ces êtres sensibles un sort d’une incroyable cruauté en les cuisinant alors qu’ils sont toujours vivants. Nous vous proposons donc une plongée à travers les yeux d’un crabe ayant finit ses jours dans les cuisines d’un restaurant. Nous l’avons questionné à l’aide de la communication animale sur son rapport à l’Homme, et sur sa perception du destin que nous offrons à ses semblables.
Voici la retranscription de notre discussion. Continuer la lecture de Le supplice du crabe

Le « cri de la carotte » : et si on leur demandait ?

Lorsqu’on est végétarien, cela suscite souvent un grand nombre de questions de la part de notre entourage. Ces derniers temps pour moi c’est presque à chaque fois que je partage un repas avec quelqu’un, au travail, en famille… Du curieux ouvert d’esprit au carnivore aveuglé par sa mauvaise foi, il faut parfois savoir rester zen pour ne pas couper court à la discussion et se replonger dans sa salade verte et ses carottes râpées. Surtout quand on vous sort le fameux « argument » du cri de la carotte : « Et la carotte alors, tu y as pensé ? Quand tu l’épluches et tu la râpes, ça doit être horrible pour elle ! » Déjà, je n’épluche pas mes carottes. Mais bon ok, ça m’arrive de les râper. Et l’agonie des carottes semblant tant préoccuper mes semblables (bien que l’argument soit facilement contré par l’absence de système nerveux chez les végétaux), j’ai commencé à me demander si elles ne pouvaient pas tout de même ressentir une sorte de souffrance que la science serait incapable de mesurer.
Il me fallait donc tirer l’affaire au clair. Pour ce faire, quoi de mieux que de demander directement aux intéressées ? C’est précisément ce qu’Eléa et moi avons décidé de faire, à l’aide de la communication intuitive, qui fonctionne aussi bien avec les végétaux.
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La désincarnation de Mina la petite rate

Nous n’avons pas encore eu l’occasion de vous présenter nos amis ratous, Mina et Pepino, qui vivent avec nous depuis 1 an et demi, et qui jouent gentiment le jeu de « cobayes » patients pour la communication animale. Ils ont aussi été un élément de motivation à faire le stage de communication animale, car étant d’un tempérament angoissé, nous espérions pouvoir les aider à être plus en confiance et développer nos liens avec eux. Continuer la lecture de La désincarnation de Mina la petite rate

Le message de mon ami Mainate

Nos vacances en Crète de l’été dernier nous ont donné la chance de rencontrer par hasard un bien drôle d’oiseau. C’était un mainate, un de ces oiseaux parleurs, qui était enfermé dans une cage cachée derrière le rayon tongues en plastique et autres chapeaux de plage de l’espace de vente extérieur d’un supermarché local.
Nous avons passé de longs moments à ses côtés, à l’affût des nouveaux mots qu’il voudrait bien prononcer pour notre plus grand plaisir. Cet oiseau nous avait touchés par sa solitude et son envie flagrante de communiquer avec nous. Il nous avait alpagués avec un « Hellooooo » dans un accent british impeccable et, après avoir imité à merveille le « Miaou » du chat ou le bruit des bus qui passaient sur la route voisine, il nous avait laissé partir avec un « Bye, bye ! » qui nous avait fendu le cœur.
J’ai donc récemment décidé de prendre de ses nouvelles, la communication d’esprit à esprit ayant cela de pratique que la distance n’est en aucun cas un problème. Voici le récit de notre discussion.
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Bavardage avec un écureuil

Par une belle soirée de septembre j’avais décidé de profiter de ma proximité du Parc de la Tête d’or pour m’y promener après ma journée de travail . Cette emblématique oasis de verdure au coeur de la ville voit inlassablement défiler toutes les générations de Lyonnais depuis des temps immémoriaux. On y va pour se promener, courir, se détendre, jouer ou découvrir la nature, seul, en famille ou entre amis. Mais il semble que j’étais le premier à y aller pour faire la causette avec un écureuil.

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